Actualités

Explorer la cour de l’école

De janvier à juin 2019, les élèves sont partis explorer les recoins insoupçonnés de la cour de leur école. Un premier atelier en classe sur le cadrage leur a permis d’affiner leurs perceptions et leur coup de crayon. L’objectif : faire correspondre les bords de l’image avec ceux de la fenêtre.

Le second atelier s’est déroulé dans la cour. Par équipe, un jeu de piste les a conduit à retrouver des détails d’architecture et autres fragments présents à l’extérieur de l’école. Une manière de changer de regard sur un environnement familier !

Pour finir, lors du dernier atelier, les jeunes ont pu expérimenter des explorations à l’aveugle. L’observation et le jeu ont permis aux élèves de travailler sur la notion de coopération ainsi que la place du corps dans l’espace. Dans la nature, les arbres s’entraident pour accéder à l’eau et à la nourriture du sol, et ainsi bien grandir ! Chacun trouve sa place.

Lieu et public : Ecole Primaire Notre-Dame de Bellecombe, Lyon (Rhône)

Effectif : 8 classes, du CP au CM2

Prestations : 3 ateliers de 1h30 par classe entre janvier et juin 2019

Enquête au Parc de la Tête d’or

A travers les allées du Parc de la Tête d’or et jusque dans les serres, les élèves drômois ont mené l’enquête. Au programme : dessin à l’affût des animaux de la savane, recherche d’indices, jeux d’adresse, observation des plantes tropicales, … Tout cela dans le but de découvrir une richesse menacée : la biodiversité !

Lieu : Parc de la Tête d’or, Lyon (Rhône)

Public : École Publique de Châteauneuf-de-Galaure (Drôme)

Effectif : 4 classes, du CE1 au CM2

Prestation : un atelier de 2h / avec Elie Lombard, paysagiste

Faire lieu, faire lien : un parc productif à Saint-Fons

En répondant à l’Appel des 30 ! organisé par la Mission Vallée de la Chimie (Lyon Métropole), le Collectif Pourquoi Pas ?! et moi-même nous proposons d’intervenir à Saint-Fons sur une friche communale.

Depuis le site, vue sur la Vallée du Rhône et son cortège pétrochimique – Novembre 2019

Aujourd’hui, pour le grand public, la Vallée de la Chimie lyonnaise n’existe pas comme paysage en tant que tel. Un paysage industriel est-il un paysage, au sens de destination digne d’admiration ? Spontanément non. Mais sur ce point, les mentalités évoluent, et déjà les artistes, souvent précurseurs en matière de regard sur le monde, parlent «d’une esthétique du paysage industriel».

Ville habitée, vallée industrieuse… ces mondes, rien pour l’heure ne les relie. Rien ? Si : un paysage linéaire de balmes, un coteau boisé en attente. Reconnecter les habitants à leur lieu de vie, inclure les salariés des entreprises pétrochimiques dans un projet de territoire : telle est notre ambition. La friche de l’ancienne « école ouverte » du Plateau des Clochettes à Saint-Fons accueillera bientôt des chantiers participatifs et animations in situ visant à préfigurer le Parc.

Pourrons-nous déclencher une forme nouvelle de tourisme industriel, et changer le regard des curieux sur un risque, somme toute réel ? Parviendrons-nous à faire du site un laboratoire social et permacole novateur ? L’avenir le dira. Animé par notre collectif, entouré par des citoyens bénévoles, soutenu par des associations locales, ce projet de territoire pourrait renforcer le lien social tout en transformant 30 000m² de friche selon les besoins et les opportunités. A suivre !

Un potager urbain dans le Vieux Lyon

Depuis février 2017, des bénévoles s’activent sur les pentes du Vieux Lyon. Leur objectif : transformer deux terrasses enfrichées, récemment rachetées à la Ville en potager permacole.

Défrichage de la Terrasse Haute – Octobre 2018

La motivation est au rendez-vous. Au fil de « WE chantier », poussés par un désir de contact renouvelé à la nature, le site hostile devient bientôt un espace jardiné. La Terrasse Basse est aménagée pour la culture des plantes potagères, selon les principes de la permaculture. La Terrasse Haute, quand à elle, accueillera bientôt une forêt fruitière.

Réalisation de buttes permacoles – octobre 2018

Plus qu’une simple technique, la permaculture est ici vécue dans toute ses dimensions : favoriser sur un même lieu la cohabitation d’espèces végétales différentes, mais aussi celles de personnalités bien humaines issues de multiples horizons socio-culturels. L’apprentissage d’une vie partagée au rythme des transformations spatiales façonne le groupe hétérogène et fluctuant des bénévoles. Le lien à la terre apaise et ressource, le printemps vient déployer ce qui germait, faire fleurir les arbres plantés durant l’hiver… La petite serre en fenêtres récupérées sur le lieu fait doucement lever les plants qui bientôt donneront du fruit.

Broyage et dessouchage de la Terrasse Haute – Décembre 2018
Nivellement et cheminement sur la Terrasse Haute – Février 2019

Ici, rien n’est perdu. Toutes les ressources du site sont ré-employées, parfois détournées, toujours utilisées. Les arbres et hautes herbes arrachées lors du défrichage sont broyées, et servent désormais de paillage sur les buttes et massifs. Nos déchets organiques, régulièrement apportés, se compostent doucement pour devenir une terre fertile qui nourrira nos plantes. Un voisin fourni des palettes, qui bientôt serviront à construire une terrasse conviviale sur la Terrasse Haute. Les bordures des massifs et le muret de soutènement du chemin sont issus des pierres extraites lors du nivellement. Les bambous secs se font tuteurs, hôtel à insectes, treille, structure artistique…

Récupération du bois de palette et mini-serre sur la Terrasse Haute – Avril 2019
Réalisation des bordures en palettes sur la Terrasse Basse – Mai 2019

Les saisons rythment l’enchaînement des actions. L’hiver fut propice à la réflexion et la structuration (défrichage, dessouchage, broyage, puis dessin et balisage, nivellement, terrassement et plantation des fruitiers), l’arrivée du printemps oblige à avancer avec plus de finesse, en accompagnant le vivant qui poins. Les aromatiques et les vignes héritées de la saison 2017 se portent bien. Les récentes expérimentations nous instruisent autant par leurs réussites (pommes de terre, salades) que par leurs échecs (épinards, patates douces). Il y a encore tant à construire ! Mais quel bonheur de savoir que nous participons à améliorer le monde… Soyons patients : le changement se fera progressivement, à mesure que nous apprendrons à relier la terre et les hommes.

Paillage des massifs après finalisation des bordures sur la Terrasse Basse – Mai 2019

N’hésitez pas à venir jardiner avec nous, une heure, un jour, ou simplement venir pour visiter et partager un repas. Vous êtes les bienvenus !

Bâtir l’Eco-cité

Le 3 octobre 2018 a eu lieu la Journée des Assises Laudato Si organisée par la Direction de l’enseignement privé : une grande journée de rencontre, de formation et d’ateliers autour de l’écologie intégrale.

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Le projet Eco-cité, réalisé en partenariat avec trois établissements a pu être exposé ! Depuis avril dernier, des collégiens et lycéens ont construit en cours d’arts plastiques les maquettes d’éco-quartiers destinés a être réunis pour cette journée.

Les matériaux: des emballages récupérés ! Le déchet devient ressource, et notre créativité nous permet d’inventer la ville de demain.

Merci à tous pour cette belle collaboration. Et voici un retour en images :

Passage à la radio RCF pour présenter le projet

Exposition : Portrait d’un paysage par ses habitants

Le 06 juin 2018, lors de l’inauguration des Ateliers Médicis à Clichy-sous-bois (93), a eu lieu le vernissage de l’oeuvre réalisée à l’école Louis Pergaud.

Cette oeuvre est le fruit de 6 mois de résidence Création en cours en milieu scolaire avec les CE2, CM1 et CM2 de Cussac-sur-Loire (43). La résidence est encadrée par les Ateliers Médicis, avec le soutien des ministères de la Culture, de l’Education et de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.

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L’installation de 2 mètres carrés représente un portrait du paysage de Cussac-sur-Loire par ses habitants : les élèves de l’école. Chaque élève a dessiné sa maison, ainsi que la vue depuis sa maison. J’ai moi-même fait le portrait des 44 élèves à l’encre noire. Tous les triptyques sont reliés au point de géolocalisation correspondant à la maison de chacun sur une maquette en bois du territoire (échelle 1/2500).

Un deuxième vernissage a eu lieu le 28 juin à 16h30 au gymnase de l’Ecole de Cussac-sur-Loire. L’oeuvre sera visible jusqu’au 3 juillet, et continuera sa course dans d’autres lieux de Haute-Loire… à suivre, donc !

Ateliers participatifs à St Fargeol

D’avril à juin 2018, une collaboration avec l’Atelier de Paysage Claude Chazelle me permet d’intervenir avec d’autres paysagistes dans les Combrailles, à St Fargeol. Ce petit village de moins de 200 habitants, anciennement célèbre pour la culture du chanvre, souhaite revaloriser ses espaces publics et développer le tourisme en s’appuyant sur le paysage. Nous proposons une série d’ateliers participatifs – avec les élus et habitants – afin de mieux cerner leurs attentes, et connaitre les motifs emblématiques du paysage local.

  • Atelier 1 – avril 2018 : Durant une matinée, nous rencontrons les habitants de St-Fargeol à la Salle des Associations (mairie), et les invitons à évoquer la mémoire de leurs lieux de vie. De nombreux documents d’archives, ainsi que deux grandes cartes (le bourg, la commune) servent de support de discussion. Action phare: à l’aide de rubalise, nous traçons au sol l’emplacement des mares de rouissage disparues…

  • Atelier 2 – mai 2018 : Sur un après-midi, nous organisons une promenade autour de St-Fargeol avec les habitants afin de (re)découvrir les motifs  emblématiques du paysage de la commune. Nous partons donc, avec une vingtaine de personnes, sur les traces de la culture et de la transformation du chanvre, dont les anciennes mares et les moulins ruinés. Le soleil tape, nous finissons à cinq! La citronnade au Château restera un souvenir mémorable.

  • Atelier 3 – juin 2018 : Durant deux jours, nous recevons à la mairie des habitants volontaires, sur la base d’un questionnaire individuel afin d’en savoir plus sur les valeurs paysagères de la commune. L’objectif de ces entretiens est de parvenir à une connaissance plus fine des lieux et de connaître les besoins des habitants afin de proposer un projet au plus près des réalités vécues.

    Que de belles histoires à raconter sur le passé de la commune! Que de lieux à valoriser ! Le désir d’inventivité et de dynamisme est bien là. La phase diagnostique-esquisse a pu, dans la continuité, être présentée au Comité de pilotage puis en Conseil municipal… le projet peut commencer !

Immersion paysagère pour les 2ndes de St Galmier

 

Pour leur voyage scolaire de fin d’année, les secondes du Lycée de St Galmier sont allés se mettre au vert dans le sud de la Drôme.

Durant trois jours – 14, 15 et 16 juin 2018 – ils partent à la découverte des paysages locaux et de formes d’agricultures éco-responsables. Chargée de la partie « paysage » de leur voyage, j’interviens pour animer leurs veillées, proposer une lecture de paysage depuis un superbe point de vue et les entraîner en forêt pour y réaliser du Land Art.

La lecture de paysage, depuis les hauteurs de Marsanne et ses restes de fortifications médiévales leur apprends à quel point est unique le lieu où ils posent les pieds: voici que le blanc calcaire, du fond des mers, s’élève pour devenir un mirador, une place forte successivement occupée et défendue par les hommes depuis le temps de la première croisade jusqu’aux guerres de religion. Le village s’étend désormais paisiblement sur la Plaine de Montélimar, recouvrant les vignes qui firent autrefois la renommée du village.

Les veillées laissent place aux jeux de rôles et aux débats autour des grandes questions du développement durable: et si la mer, l’air, la forêt et autres éléments naturels avaient une voix? Que nous diraient-ils? Comment se défendraient-ils face une exploitation humaine abusive? Quelles nouvelles formes de collaboration proposeraient-ils?

Dans la forêt de Marsanne, nous laissons place à l’émerveillement et à la créativité. L’activité « Land Art » incite les 10 équipes à monter une installation in situ qui questionne les rapports hommes/nature. Discipline artistique des années 1960, le Land Art ré-emploie dans un site les matériaux du site. L’oeuvre, éphémère, ne subsiste souvent que par la trace photographique. Guidés par des mots clés tels que « regard », « tronc », « feuilles », « relier » ou « horizon », les élèves s’organisent et produisent des créations réellement pertinentes en un temps limité.

Un grand merci à eux, ainsi qu’à toute l’équipe éducative pour sa confiance et son intérêt!